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Interview BeatzMaking : Syger Beatz (NKLM)

Après YoroGlyphe, c’est un autre membre de NKLM qui nous accorde un entretien. La parole est à Syger.

Interview BeatzMaking : Syger Beatz (NKLM)BeatzMaking : Tout d’abord merci de te prêter au jeu de cet entretien. Peux-tu nous faire une présentation ?
Syger Beatz : Merci à toi et ton équipe, c’est un plaisir ! Bah, Syger Beatz, NKLM Nik Les Mouths pour faire court.

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BM : Depuis combien d’années t’es-tu lancé dans la prod et qu’est-ce qui t’y a amené ?
SB : Un petit bout de temps quand même ! 7 à 8 ans. Dans ma famille des personnes pratiquaient déjà, moi ça m’est venu plus grand .

BM : Tu fais partie de la team NKLM, comment s’est faite l’alliance entre vous tous?
SB : Ouais je viens de la NK. En fait, YoroGlyphe m’a fait partagé son envie de créer un groupe parce qu’il aime travailler comme ça. Il avait le concept, le nom, il manquait plus que les membres. J’ai kiffé le délire, c’est mon gars je l’ai suivi, c’est tout simple.


BM : Comment se construit le travail en équipe?
SB : Chacun travaille de son côté, on s’envoie nos collabs par mail. Des fois on se voit, ça tape des barres. La NKLM c’est pas qu’une équipe c’est une grande famille, tu vois.

BM : Est-ce qu’il vous arrive de bosser à plusieurs sur une même prod ?
SB : Oui, des fois on va être à 3 sur une prod. On a des univers différents, dans le même délire mais chacun a sa touche perso donc plusieurs cerveaux sur une prod c’est un délire. Et comme je disais, des fois on travaille séparément, chacun de son côté.

BM : Y’a t-il un côté « compétition saine » entre vous, à essayer de surpasser les autres sur chaque instru perso?
SB : Pour ma part non et au sein de l’équipe je ne pense pas. On est ensemble ! J’aurai plus peur si les membres n’étaient pas avec moi ! (Rires)
Que des mecs pas normaux dans cette team, c’est fou !

BM : En général, tu utilises plutôt l’ordinateur, les machines ou les deux ?
SB : Plutôt MAO ! Je taffe sur FL Studio. Après il peut m’arriver de faire un mix des 2 aussi !

BM : Si tu devais expliquer ta façon de travailler une prod, tu dirais que ça se passe comment?
SB : Bah en général le sample, je pratique pas trop. J’en fais mais je préfère plus la compo. J’aime tout ce qui est mélodie c’est mon petit kiff perso.

BM : Et si tu devais définir ton style ?
SB :Comment je qualifierais mon style ? Je dirais : varié. Vu que j’écoute de tout : rock, rap, classique, en passant par plein d’autres styles. Je fais la musique que j’aime et n’importe quel genre peut me faire kiffer.

BM : Tu es un spécialiste de style « trap ». Le grand débat en France, c’est que tout est pareil, que c’est facile à produire. Quel est ton point de vue?
SB : Tout n’est pas pareil ! Le français comprend ce qu’il veut comprendre, faut écouter. Tout style a une origine et si c’est pareil c’est qu’ils doivent s’inspirer des même artistes.
Pour ma part, comme je te disais, j’écoute différents styles musicaux. En faisant ça, je peux combiner plusieurs ambiances différentes et en faire une dinguerie. C’est ce que font les américains. Ici ils disent que tout est pareil, moi en tout cas, leur son me choque toujours autant et j’aime ça.

BM : Penses-tu que ce style musical va perdurer ou aura une durée de vie limitée un peu comme la « Crunk Music » ?
SB : C’est de la musique, y’a autre chose qui va arriver et encore et encore.. T’as eu le « dirty », le « crunk », maintenant la « trap », la « drill »… Il y aura toujours de la nouveauté. .

BM : Il y’a la « trap » faite pour rapper mais il y aussi la « trap & bass » purement instrumentale de producteurs comme Hucci, Baauer ou Gameface. Es-tu attentif aussi à ce genre ?
SB : Tout ce qui est dans un son, j’y fais attention. J’aime bien tout écouter. Le fond, la forme d’un son. Mais aussi les punchlines et le flow quand il y a un rappeur. Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est de la musique, tu fais du bon son, je te suis, y’a rien !

BM : T’arrives t-il de faire des prods et à la limite, te dire qu’elles devraient rester instrumentales sans rappeur dessus ?
SB : Oui des fois ! Et d’ailleurs, j’aime bien les écouter en fumant un bon p’tit pèt’ de weed ! (Rires)

BM : Comment tu ressens le peu de place accordée médiatiquement aux beatmakers en France ?
SB : Jolie question ! Je nous vois comme des personnes non respectées pour le travail fourni. Ça commence un peu à changer mais c’est encore loin d’être bien.
On commence à soutenir les beatmakers, s’y intéresser, mais ça reste de passage. Faudrait que cette mentalité, de nous mettre en avant, tout le monde l’ait, ce serait super cool !

BM : On sait que tu es principalement auditeur de ce qui se passe outre-Atlantique mais écoutes-tu quand même le travail des producteurs français?
SB : Des jeunes comme moi oui bien sûr. Il m’arrive même de faire des collaborations. Je suis pas une personne fermée, j’aime travailler avec d’autres personnes. Elles peuvent te montrer des choses que tu connais pas et inversement, donc oui !

BM : Peux-tu nous donner quelques unes de tes références voire influences ?
SB : Y’en a tellement que je peux pas te citer de blaze comme ça ! Mon kiff actuel c’est London On Da Track, le beatmaker de Rich Gang. C’est une dinguerie niveau mélodie.

BM : Selon toi comment ne pas basculer de l’inspiration à la copie conforme de producteurs que tu peux apprécier?
SB : Ça peut arriver c’est sûr. Après faut pas tout le temps écouter les mêmes trucs. Moi j’aime mélanger des styles de musique comme par exemple le classique avec une touche de R&B avec un gros beat trap, tu vois !

BM : Pour tes collaborations avec des rappeurs c’est toi qui va vers le style de l’autre ou l’inverse ?
SB : Un peu des 2. J’aime bien aussi découvrir l’univers de l’artiste. Ça peut être le même univers que le mien ou pas du tout.

BM : C’est toujours la question la plus étrange, mais te considères-tu comme un compositeur, un beatmaker ou un producteur ?
SB : Vu que je m’occupe aussi d’un groupe DFL (Division Fortement Liée) composé de K.Point, Gday et Stokma la nouvel recrue, je dirais producteur.

BM : Pour clore l’interview, peux-tu nous parler de ton actualité et de ce qui va arriver ?
SB : Y’a des projets, des collabs, beaucoup de choses à venir mais je préfère garder le silence ! Alors restez à l’écoute !

BM : Merci Syger pour ta participation à cet interview et te donne rendez-vous très vite sur BeatzMaking.
SB : Merci à vous ! Bien vu ! Shout out à vous l’équipe NKLM Group ! Peace !

N’hésitez pas à suivre Syger Beatz sur Twitter, Facebook, Instagram et sur ses 2 Soundcloud On the Beats. et Soundcloud Syger Beast Maker

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